COMPRENDRE LE SOMP

Syndrome Ovarien Métabolique Polyendocrinien

SOMP (anciennement SOPK)

Le Syndrome Ovarien Métabolique Polyendocrinien (SOMP) est une pathologie complexe et fréquente qui associe des manifestations hormonales, métaboliques et gynécologiques. Il concerne de nombreuses femmes et peut se présenter sous des formes très diverses.

SOPK → SOMP

Depuis mai 2026, le Syndrome des Ovaires Polykystiques porte le nom de Syndrome Ovarien Métabolique Polyendocrinien.

Pourquoi ce changement de nom?

Ce nouveau nom reflète mieux la réalité du syndrome : il ne se limite pas aux ovaires, mais implique aussi des enjeux métaboliques et hormonaux plus larges.

Qu’est-ce que le SOMP ?

Le SOMP est un syndrome endocrinien et métabolique qui se caractérise par un déséquilibre hormonal au niveau central (cerveau) et ovarien entrainant une ovulation souvent irrégulière et la présence de manifestations métaboliques variables. Il touche environ 1 femme sur 8 en âge de procréer, ce qui en fait l’une des pathologies endocriniennes les plus fréquentes chez les femmes.

Pourquoi parlait-on d’« ovaires polykystiques » ?

Le terme « ovaires polykystiques » a été introduit en 1935 par les médecins américains Stein et Leventhal, qui ont décrit chez certaines femmes des ovaires de plus grande taille, contenant de nombreux petits follicules.

Ce terme est longtemps resté, car l’aspect des ovaires à l’échographie était un élément facilement identifiable. On sait aujourd’hui que ces petits follicules ne sont pas à proprement parler des kystes, et que le syndrome ne se limite pas aux ovaires.

Une compréhension du syndrome qui a évolué

Au fil des années, les critères diagnostiques et la compréhension du syndrome se sont précisés.

1935

Description des ovaires polykystiques par Stein et Leventhal.

1990

Premiers critères diagnostiques (critères du NIH).

2003

Élargissement des critères (critères de Rotterdam).

2018

Publication des premières recommandations internationales fondées sur les données probantes.

2026

Changement de nom après 14 ans d’étude: SOPK devient SOMP.

Que sait-on de ses origines ?

Le SOMP résulte d’une combinaison de facteurs génétiques, hormonaux, métaboliques et environnementaux. Il existe une prédisposition familiale, mais aucun gène unique n’est responsable. Les recherches actuelles montrent l’importance des déséquilibres hormonaux (notamment des androgènes et de l’insuline) ainsi que de facteurs de mode de vie et d’exposition environnementale.

Un syndrome aux manifestations multiples

Le SOMP se manifeste différemment d’une femme à l’autre. Certaines présentent principalement des troubles du cycle, d’autres des signes d’hyperandrogénie (acné, pilosité), des difficultés métaboliques ou encore des problèmes de fertilité.

Cette diversité rend le diagnostic parfois complexe et nécessite une prise en charge personnalisée.

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